Qu’est-ce qui a bien pu pousser des mages à quitter leurs pays pour rendre hommage au roi des juifs ?
Ils ne sont pas juifs. En outre, il est probable que la politique d’Israël, province impériale, n’ait pas beaucoup d’influence sur leur propre existence. Alors pourquoi faire tout ce chemin, tout ça pour se prosterner devant un enfant ?
Les mages scrutent le ciel pour y déceler l’ordre du monde et le cours de l’histoire. Ils y cherchent des réponses sur l’homme, sur ce qu’il est et où il va. Or voici qu’une étoile les attire vers un village de Judée de sorte qu’ils puissent s’y prosterner devant un nouveau-né.
Il faut croire que ce nouveau-né ait quelque chose à dire du cours de l’histoire et de l’humanité.
Oui, Jésus a quelque chose à dire. Et ce quelque chose n’est pas des moindres : Dieu sauve !
Mais Dieu ne sauve pas à coups de baguette magique. Il sauve en assumant notre humanité. Il manifeste ce qu’il y a de plus vrai et de plus noble en l’homme, de sorte que nous prenions conscience de la grandeur qui réside en nous.
Cette grandeur, elle se dit tout particulièrement dans la petitesse de cet enfant qui ne parle pas encore et ne pourrait survivre sans ses parents. Car la grandeur de l’homme consiste à se laisser aimer pour apprendre à aimer.
Si des mages sont venus rendre hommage à Jésus, c’est parce qu’ils ont reconnu en lui le maitre de la vie. Celui en qui toutes choses furent créées, couché dans une mangeoire ! Le prince de la vie, nourri au sein d’une femme !
Dieu n’est pas dans les tremblements de terre, ni dans le tonnerre ou les éclairs. Il est dans ce tableau de la vie quotidienne où un homme et une femme s’efforcent d’aimer celui qui aimera jusqu’au bout.
Père Stanislas Manuel

Updated: 18 janvier 2018 — 11 h 19 min

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