paroisse catholique saint augustin paris
// en lecture...

Débat

Le diagnostic anténatal (4/5)

Tous les parents souhaitent que leur enfant soit indemne de maladie, en particulier de maladie génétique. Quant à ceux qui ont connu le drame de mettre au monde un enfant porteur d’une maladie génétique, ils souhaitent ne pas donner naissance à un nouvel enfant malade et seront tentés de faire le maximum pour traiter l’enfant atteint. La médecine moderne donne des moyens pour faire le diagnostic anténatal de certaines de ces maladies, mais presque toujours sans les guérir, provoquant des problèmes éthiques majeurs. 

 
Il existe trois types de diagnostic anténatal
  •  Le Diagnostic Pré Natal (DPN) : il s’agit de pratiques médicales (échographie, amniocentèse, etc.) ayant pour but de détecter in utero une affection chez l’embryon ou le foetus.
  • Le Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) : il s’agit, chez des couples non stériles présentant un risque de transmission de maladie génétique, de sélectionner des embryons indemnes de l’affection génétique recherchée après Fécondation In Vitro.
  • Le double DPI (bébé médicament) : c’est une variante du DPI pour sélectionner un enfant indemne de l’affection génétique présente chez son ainé et compatible pour lui fournir une greffe. 

les problèmes éthiques de ces techniques:

  • recherche fantasmée de l’enfant parfait ;
  •  tri sélectif des embryons sur leur code génétique (eugénisme ?),
  • destruction massive d’embryons dans un DPI ;
  • en cas de bébé médicament, l’être humain n’est pas considéré comme une fin en soi mais comme un moyen.
  • détournement de la finalité thérapeutique du DPN vers la supression in utero d’enfants présumés malades.

Les trois pratiques – DPN, DPI, double DPI – sont légales en France.
Concernant le DPI, certains veulent l’étendre à d’autres affections, ce qui intensifierait la recherche eugénique de l’enfant parfait. Quant au DPN, qui est en lui-même un progrès médical, il continue à servir de prétexte pour
sélectionner et détruire des enfants in utero même quand il ne s’agit pas de maladies incurables.
Pour en savoir plus : www.bioethique.catholique.fr

Discussion

No comments for “Le diagnostic anténatal (4/5)”

Post a comment