La Tendresse de Dieu

Cette admirable parabole que nous connaissons si bien est d’abord la révélation de l’infinie tendresse du Seigneur pour les pécheurs, tendresse manifestée aux hommes par Jésus. La découverte d’un tel amour (qui est à contempler chaque matin) ne peut pas ne pas nous remplir de la plus entière confiance à l’égard de celui qui nous aime.
Nous sommes pécheurs, nous ne le savons que trop si nous acceptons de nous arrêter un instant sur notre vie. Cependant notre condition misérable ne nous soustrait pas à l’amour de Dieu mais doit redoubler en sollicitude. Confiance donc pour nous-mêmes mais aussi pour ceux qui nous entourent. En voyant nos frères en difficulté, nous devons nous souvenir qu’ils sont aussi aimés de Dieu et que cet amour nous sauve.
Nous ne découvrirons vraiment cet amour de Dieu que si nous nous rendons compte de l’exigence qu’il entraine pour nous. Le fils ainé de la parabole, qui n’a pas compris l’amour de son père, ne comprend pas non plus l’appel qui en résulte : il ne sera vraiment le fils de son père qu’en partageant son amour et donc en aimant son frère.
Quelles conséquences pour nous ? On ne saurait servir Dieu comme il veut être servi sans l’aimer et sans communier à l’amour qu’il porte à nos frères, même si ceux-ci sont pécheurs et surtout s’ils sont pécheurs. Alors soulignons combien la conduite de Jésus est à l’opposé de la sécheresse de notre coeur. Comment pourrait-on se dire disciple de Jésus si l’on se détourne avec mépris de ceux qui se trouvent dans la pire des détresses, celle du péché. L’amour de Dieu nous appelle à l’amour de nos frères.
En cette montée vers Pâques, puissions-nous nous laisser transformer par cette grâce issue du coeur du Christ, afin d’être l’expression de la gratuité de l’amour du Seigneur pour nous et pour nos frères.
Père Gonzague chatillon

Updated: 6 avril 2019 — 22 h 24 min
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