LE SEIGNEUR EST MON BERGER : RIEN NE SAURAIT ME MANQUER.

Comment ne pas être saisi par cette parabole du Bon Berger utilisée par Jésus pour parler de son action au milieu de son peuple, au moment même où les Français votent pour désigner celui qui présidera leur destin pendant les cinq années à venir ? Suivre Jésus nous semble bien sûr plus évident et plus essentiel. Chacun devant, durant ce temps pascal, entrer plus profondément dans la compréhension du projet de Dieu sur l’humanité et sur lui-même. Chacun devant inventer sa manière propre de suivre le Christ mais aussi celle qui aidera tout le peuple de Dieu. Plusieurs images sont là, pour nous aider à choisir : le pasteur, la porte, le voleur… Ces images posent les bases concrètes d’un discernement, pour suivre le Bon Pasteur et rejeter ce qui n’est pas Lui.

« Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis (…) Quand il a poussé dehors toutes ses brebis, Il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix » Le chemin proposé est un chemin mené en commun, l’un à côté de l’autre, peinant ensemble, mus par un objectif commun, tout en reconnaissant la singularité de chacun.

« Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé » Le Bon Berger se propose de donner de la valeur à chacun. Il est capable d’aller jusqu’au fond même du cœur de chacun d’entre nous pour y injecter un supplément de vie dont lui seul est dépositaire.

« Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance » Il nous propose donc de trouver en nous-mêmes du sens à notre existence qui ne soit dicté ni par les médias ni par la mode du moment. Il nous apprend que nous ne sommes pas des individus dont la vie est destinée à ressembler à celle de la masse. Nous n’avons pas vocation à être une goutte d’eau parmi les autres gouttes d’eau, nous avons vocation à devenir des individus distincts des autres au service des autres pour que chacun puisse jouir dès ici-bas d’une vie qui le dépasse, de la vie éternelle. Pour cela il est nécessaire que nous soyons attentifs à la voix du berger et non à celle des voleurs et des bandits.

« Sauvez votre peuple, Seigneur, et versez vos bénédictions sur votre héritage. Conduisez vos enfants et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse » (Hymne Te Deum)

Père Jean-Luc MICHAUD

Updated: 20 mai 2017 — 14 h 32 min

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