Merveilleux Noël

« Tout agnostique ou athée dont l’enfance a connu une véritable nuit de Noël voit toujours par la suite, qu’il le veuille ou non, un lien dans sa mémoire entre ces deux idées que la plupart des hommes considèrent naturellement comme contradictoires : l’idée d’un nouveau-né et l’idée d’une force inconnue qui soutient l’univers. L’instinct et l’imagination de celui qui fut chrétien peuvent encore les relier, alors que sa raison ne voit plus la nécessité de la relation; il y aura toujours pour lui quelque chose de religieux dans la simple image d’une mère portant son enfant, – une certaine évocation de clémence et d’attendrissement à la seule mention du nom terrible de Dieu… Cette association d’idées a profondément modifié la nature humaine… Toute-puissance et extrême faiblesse, divinité et première enfance, ont fini par former une sorte de cliché dont un million de répétitions ne pourront jamais faire une platitude : Bethléem est certainement le lieu où les extrêmes se touchent. »
G.K. Chesterton

Ce bon Chesterton m’aide à comprendre pourquoi, malgré déjà quelques Noëls vécus, je m’émerveille toujours autant devant la crèche et la messe de Noël. Pour ancrer cette joie enfantine, j’en serais presque à espérer qu’il fasse un peu froid, juste assez pour qu’un nuage de buée sorte de nos naseaux quand on chantera le Gloria, pour se réchauffer ensuite autour d’un bon chocolat chaud, éblouis une fois de plus par cette Messe en pleine nuit. Ne privez pas vos enfants (ni vous-mêmes) de tels souvenirs : à long terme, ils nourrissent peut-être plus que la meilleure des homélies.
Père Arnaud Mougin

Updated: 7 janvier 2018 — 21 h 15 min

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