Une défaite peut cacher une victoire

On connaît Tolkien pour sa célèbre saga « le Seigneur des anneaux ». On le connaît moins pour sa foi religieuse. Voici ce qu’il déclarait dans une de ses lettres : « Je suis chrétien, et même catholique romain, je n’espère donc pas que l’histoire puisse être autre chose qu’une longue défaite – bien qu’elle contienne quelques aperçus de la victoire finale. »
Cette défaite dont il parle, nous pouvons la vivre chaque jour de ce temps qui conduit à la Passion du Rédempteur : renoncement à soi par le ser-vice, âpreté de la prière ou du jeûne, humiliation et persécution dans le témoi-gnage, examen de sa vie passée…
Mais nous rencontrons aussi – et c’est moins évident – les signes de la plus grande victoire jamais obtenue : la joie très pure de la gratuité, la maîtrise de ses affections, la légèreté d’avoir franchi ses peurs, l’abandon du far-deau de ses péchés…
Telle est la grande leçon de la Transfiguration, ce deuxième di-manche du Carême. « L’aspect du visage de Jésus devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante ». C’est un aperçu de la victoire finale, de ce jour où, après la grande tribulation, les sauvés « verront le visage de l’Agneau, […] et il n’y aura plus de nuit ; ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera » (Ap 22,4-5).
P. Antoine Renoult

Updated: 17 mars 2019 — 15 h 55 min

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