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Saint Augustin

Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos, tant qu'il ne repose en Toi

Saint Augustin naquit en 354 à Tagaste, en Numidie (l'Algérie moderne). Sa mère, sainte Monique est une catholique fervente. Dans sa recherche d'une vérité religieuse qui le satisfasse complètement, Augustin adhère au manichéisme à l'âge de 19 ans. Pendant 9 ans il est adepte de la secte. Puis, traversant une crise, il devient la proie d'un scepticisme subtil. Les amours désordonnées de sa jeunesse (il avait eu un fils, Adéodat, d'une relation illégitime avec une femme que Monique empêcha par tous les moyens de devenir sa femme), ne lui disent plus rien, de même que ses premiers enthousiasmes pour la philosophie suscités par la lecture de Cicéron.

Belle intelligence et doué d'une vaste culture humaniste, l'ambition pour la carrière et les honneurs publics semblent donner un sens à sa vie. De Carthage à Rome, puis à Milan, il brigue une notoriété méritée, jusque dans la capitale de l'Empire, siège de la cour et de l'évêque Ambroise. Ce dernier réussira par sa prédication à captiver le jeune professeur de rhétorique et à éclairer pour lui la route vers la conversion définitive au catholicisme. Il lui permet de surmonter les difficultés du Manichéismes, et reçoit le baptême des mains de l'évêque, dans la nuit de Pâques 387 (il a alors 33 ans).

Deux amours ont fait deux cités : l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l'amour de Dieu jusqu'au péris de soi, la cité céleste

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A la lecture de la Vie de Saint Antoine, il est attiré par la vie monastique. De retour en Afrique, il crée un cénacle de vie communautaire, religieuse et intellectuelle. Sa renommée est si grande que l'évêque d'Hippone, Valère, l'ordonne prêtre et lui confie le ministère de la prédication. Cinq ans plus tard, en 296, Augustin lui succède sur le siège épiscopal. Il y restera jusqu'à sa mort survenue en 430, alors que les Vandales assiègent la ville.

Saint Augustin est nommé le Docteur de la Grâce. Tout son parcours et sa recherche l'amène à étudier trois questions d'importance : l'origine du mal, la liberté, la grâce.

Dans son œuvre la plus connue, les Confessions, Augustin donne une autobiographie spirituelle très riche en notations sur sa vie extérieure, mais surtout sur les dynamiques de conversion qui avaient accompagné sa tumultueuse recherche de Dieu. Il "confesse" son passé marqué par le péché, son impuissance morale, et "confesse" en même temps, dans une continuelle action de grâce qui déborde en prière psalmodique ou en louange liturgique, la puissance et la miséricorde de Dieu qui l'ont sauvé du péché et conduit à la rédemption. Toute la vie d'Augustin est ici repensée à la lumière de cette expérience d'élection et de prédestination, œuvre de la grâce insondable de Dieu.

L'autre aspect saillant de son activité théologique est la controverse avec Pélage sur la question de l'articulation de la grâce divine et de la liberté de l'homme. Le pélagianisme est une hérésie soulignant avec trop de vigueur la valeur de la liberté humaine et les capacités naturelles de al volonté dans l'œuvre du salut. Augustin reproche à cette doctrine exagérément optimiste de nier la nécessité de la grâce divine et d'affirmer que celle-ci, à elle seule, sans aucun mérite de la part de l'homme, sauve qui elle veut et qui elle choisit, de toute éternité. Pour Augustin, toute l'humanité, par suite du péché originel, ne peut être sauvée que par la grâce, à laquelle l'homme est appelé à coopérer par sa foi et ses œuvres.

Soulignons aussi, dans la vie de Saint-Augustin, deux autres œuvres magistrales sur la Trinité (De Trinitate), et sur l'Eglise (La Cité de Dieu), et son infatigable activité de pasteur 

Ton désir, c'est ta prière.
Si tu veux prier sans cesse, ne cesse jamais de désirer.

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